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  • jacquard

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    Et quand j'ai vu ton cœur

    S'ouvrir comme une fleur

    Et tes yeux scintiller

    Comme un ciel étoilé

     

    J'ai su que sur le sort

    La vie avait gagné

    Qu'elle était ton amie

    Et qu'elle serait jolie

     

    J'ai pu tourner la page

    De cette enfance pas sage

    Et des roulés boulés

    Des choses du passé

     

    J'ai vu le fil tracé

    Par moi, sans l'effacer

    Pour toi, pour te guider

    Hors des lieux déglacés

     

    Merci à toi, à vous

    De m'avoir empêchée

    Au plus fort des remous

    De couper, pointiller

    Le joli fil brodé

     

    Petite fille, mon idylle

    Tu vas tirer ce fil

    Et dessiner ta voie

    Dans le cœur de Gaïa

      

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  • Flambeau

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    De ce matin brumeux

    Je n'espère qu'un aveu

    Celui qui dit le jour

    De l'impair et du deux

     

    De ce matin douteux

    Je n'attends rien de mieux

    Qu'une série plein de feux

    De trahison de vœux

     

    Mon cœur est devenu carré

    J'en suis surprise, désemparée

    Et sans comprendre son tracé

    Je cherche encore le coin courbé

     

    Peut-être est-ce là, cet entrepôt

    Où se stockaient les bisous beaux

    Quand mon cœur devenait trop gros

    Et son tempo, trop tremolo ?

     

    Mais où est passé ce beau cœur

    Celui qui tendrement se love

    Contre toi, l'ours à la guimauve

    Dans un océan de blancheur ?

     

    Pas d'entrepôt de bisous beaux

    Et pas d'annexe à la passion

    Il n'y a qu'une belle saison

    Et de l'envie, un seul flambeau

     

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  • l'alliance

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    Et je suis lasse

    Du temps qui passe

    Dans cette nasse

    Rien ne se passe

     

    Mais tes "Hélas!"

    Laissent des traces

    A la surface

    De l'eau qui glace

     

    Mais pour jouer

    Et pour gagner

    Il faut la chance

    Saisir le sens

     

    Mais pour gagner

    Cette renaissance

    Il faut oser

    Saisir la chance

     

    Et pendant que tu jours carré

    Avec des angles et des rectangles

    Oubliant qu'un joli tracé

    N'a pas besoin d'être appuyé

     

    Mais pour gagner

    Il faut jouer

    Et de la chance

    Avoir l'alliance

     

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  • Je veux rester

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    Je veux rester

    Seule, apaisée

    Dans mes pensées

    Même délaissée

     

    Je veux rester

    Et respirer

    Ma solitude

    Mon habitude

     

    Je veux rester

    A digérer

    Ton attitude

    Ma latitude

     

    Je veux rester

    Et bien comprendre

    A m'y méprendre

    Tout ce vanné

     

    Je veux rester

    Me perdre encore

    Dans ce méandre

    A fleur de pores

     

    Je veux rester

    Et endurer

    Nous dépasser

    Nous libérer

     

    Je veux rester

    Apprivoiser

    Sans oublier

    Sans pardonner

     

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  • idéolité

    Sans une fleur et sans parfum

    Sans une couleur et sans une fin

    Toutes les larmes de mon cœur

    Ont déjà pris le goût d'ailleurs

     

    Sans même une heure et même rien

    Sans une douceur et sans satin

    Toutes les armes de ma vie

    Parlent déjà d'un grand oubli

     

    Et quand les jours un peu feutrés

    Deviennent de plus en plus carrés

    Alors le cri des emportés

    Est toujours un peu estompé

     

    Tes pas piétinent à même le sol

    Abîmant toutes les jolies fleurs

    Et ta raison est vraiment folle

    D'aller vers ce méchant labeur

     

    Trop de mots dans les livres

    Pour toi qui t'en enivre

    Au point d'en oublier de vivre

    Et parfois même de sourire

     

    Trop de mots dans ton cœur

    Pour connaître le mot bonheur

    Et pour créer bien d'autres mots

    Que ceux liés aux idéaux

     

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  • Socrate


    " Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières,

    se moquent de l'autorité et n'ont aucun respect pour l'âge.

    A notre époque, les enfants sont des tyrans. "

     

     

  • Bushido

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    Les sept vertus du bushido 

    Droiture (義, Gi?, parfois aussi traduit par rectitude ou rigueur), Courage (勇, Yū?), Bienveillance (仁, Jin?, parfois aussi traduit par grandeur d'âme, compassion ou générosité), Politesse (礼, Rei?, correspondant à l'étiquette apparue en France à la même époque ou d'une manière plus générale, le respect), Sincérité (誠, Makoto?, ou honnêteté), Honneur (名誉, Meiyō?), Loyauté (忠義, Chūgi?)

     

    La bienveillance et la compassion

     

    L'amour : accomplissement parfait de la société et de l'âme

    « Amour, magnanimité, affection pour autrui, compassion et pitié ont toujours été reconnus comme les vertus suprêmes, les ornements les plus sublimes de l'âme humaine. »

    La pesanteur sociale dût-elle souvent faire oublier cette maxime, Nitobe réaffirme que dans l'âme chevaleresque, toutes les vertus sont présidées par l'amour.

    La bonté dans une âme, comme la bienveillance dans une autorité quelle qu'elle soit, porte à dimension de l'existence humaine l'harmonie universelle, et accomplit toutes les autres vertus, comme créatrice de volonté et de sens.

    Dans une société où la compassion a la place qu'elle mérite, la féodalité peut être tout autre chose qu'un despotisme armé : elle peut être un régime d'obligations mutuelles où l'allégeance est pleinement consentie, et où le souverain lui-même se considère comme le premier des serviteurs de l'État, soumis à l'autorité éternelle de la compassion, de la dignité et du droit. « Soumission fière qui rend digne l'obéissance, subordination du cœur qui garde vivant, dans la servitude même, l'esprit puissant de la liberté. »

    Le souverain est redevable devant le Ciel, de la bienveillance avec laquelle il traite ou ne traite pas son peuple.

     

    L'équilibre du droit et de la compassion

    Nitobe présente la sagesse de l'homme vertueux comme un équilibre entre droit et compassion, la compassion ayant plutôt la nature prévenante et féminine de la tendresse, quand le droit porte la rectitude vigoureuse de la nature mâle.

    Sur ce point, il résume sa position par un aphorisme de Masamune Date : « Le droit porté à l'excès se fige en dureté, la bienveillance pratiquée sans mesure dégénère en faiblesse », rappelant qu'en vérité les plus braves sont souvent les plus doux, qu'il faut l'amour pour oser bien agir, et que cet amour qui dépasse le simple sentimentalisme n'est que plus parfait de porter en lui la justice.

    Un tel amour, dirigé par l'esprit de justice, connaît la valeur des détresses et celle de la dignité humaine : « Le sentiment du malheur est toujours à la source de toute bienveillance », disait Mencius.

    C'est pourquoi cet amour est capable de porter un homme à travers toutes les vicissitudes, exaltant ses convictions et ses forces : « La bienveillance emporte avec elle tout ce qui tente de lui faire obstacle, aussi facilement que l'eau domine le feu.

    Les seuls à douter du pouvoir de l'eau sont ceux qui tâchent de noyer un plein chariot de fagots en flammes avec une tasse de thé. 

    Un tel amour, est grandeur d'âme, et peut rassembler les peuples les plus dissemblables, car pour quiconque médite la vertu, il ne peut y avoir plus bel idéal que ce qui joint l'humanité à la noblesse des intentions et du jugement.

     

    La poésie comme marque extérieure de bienveillance

    Il semble importer beaucoup à l'auteur de désengrener la vision occidentale d'alors, du samouraï comme une brute insensible, et de clamer que la pitié savait émouvoir les hommes, même happés par l'histoire du pays le plus sanguinaire.

    Il raconte comment un samouraï du XIIe siècle (Noazane Kumagai, qu'il ne nomme pas explicitement), après avoir été contraint par la fatalité de tuer un jeune adolescent à la bataille de Dan-no-Ura, fut si affligé qu'il décida de fuir tous les honneurs et de devenir moine.

    Il évoque aussi la manière dont les romans de Bakin firent entrer dans la conscience japonaise le devoir de soigner l'ennemi blessé, ou comment les jeunes hommes à l'éducation martiale de la province de Satsuma s'initiaient aux harmonies délicates des musiques qui apaisent le cœur.

    Nitobe souligne d'ailleurs que la composition poétique était une discipline courante parmi les samouraïs, et il tient cet éveil artistique qui tâchait de flatter la beauté et la paix de la nature, pour une marque certaine de la mansuétude vivant dans le cœur des hommes même les plus rudes. Le sentiment poétique apprend l'attention et le respect.

    Il se trouve une excellente expression dans la vertu de politesse.

     

     

  • âme soeur

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    A l'ombre de mon cœur

    La petite étoile pleure

    Elle a perdu sa sœur

    Oh quel bien grand malheur !

     

    A l'ombre de tes yeux

    La petite étoile bleue

    Découvre son âme sœur

    Oh quel bien grand bonheur !

     

    A l'orée d'un sourire

    La belle étoile respire

    Plutôt vivre que mourir

    Laissons les fleurs s'ouvrir

     

     

  • La chance, le poisson et le lotus

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    Le bleu du ciel

    Pour arc-en-ciel

    Et moins de miel

    Dans ma coupelle

     

    Mais se peut-il

    Que le futile

    Soit inutile

    Et versatile ?

     

    Petit poisson

    Quelle question !

    As-tu raison

    De ta raison ?

     

    Tu savais bien

    Que tous les liens

    Autour de rien

    N'étaient pas sains

     

    Et cependant

    Tout ce donné

    Même sans regret

    Reste bien laid

     

    Différence de culture

    Je te hais, je l'assure

    Différence de valeurs,

    De religions, de raisons,

    De passions, je te hais

     

    Dans ma tribu

    La différence

    Est une chance

    Sans déchéance

    Rien d'une malchance

     

    Et si j'ai pu

    Croire au dahu

    Me mettre à nue

    Et m'être tue

     

    Je n'ai pas vu

    Pas entendu

    Tout ce tendu

    Cet exigu

     

     

     

  • Diderot

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    Diderot a été très amoureux d’elle*, au moins durant les premières années (leur liaison dura près de trente ans).

    Il était en même temps parfaitement conscient de la valeur littéraire des lettres qu’il lui adressait.

    Une des plus belles est aussi la plus courte, un billet qu’il laissa chez elle un soir où il ne l’y avait pas trouvée, rédigé dans l’obscurité :

    « Voilà la première fois que j’écris dans les ténèbres : cette situation devrait m’inspirer des choses bien tendres. Je n’en éprouve qu’une : je ne saurais sortir d’ici. L’espoir de vous voir un moment m’y retient, et j’y continue de vous parler, sans savoir si j’y forme des caractères. Partout où il n’y aura rien, lisez que je vous aime. »

     

    * Sophie Volland (prénommée en réalité Louise Henriette), interlocutrice privilégiée à qui il racontait ce qui lui arrivait, rapportait ses conversations, faisait part de ses enthousiasmes et exposait ses vues philosophiques.

     

     

  • Coeur inutile

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    Le pli du ciel

    Pour arc-en-ciel

    Et la lumière

    Pour dire l'amer

     

    Et dans ces terres

    Où il faut faire

    Quelle importance

    La bienséance

     

    La terre utile

    Le cœur utile

    Le geste utile

    Rien de futile

     

    Les mots, le miel

    Des ustensiles

    Pour mettre en fils

    Les indociles

     

    Et dans ce monde

    Où rien n'est grand

    Les petites gens

    Parlent le sordide

     

    Et chaque jour

    Pour excuser

    Tous leurs méfaits

    Leurs à-côtés

     

    Ils veulent vous fondre

    Et vous confondre

    Et vous faire croire

    A leur brouillard

     

    Ma terre de cœur

    Mon cœur fertile

    De l'inutile

    Mais rien d'utile