Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Ne plus se tarir

    Besoin d'écrire

    ne plus bannir

    ne plus courir

    l'heure de décrire

    cesser d'haïr

     

    Le soleil,  jaillir

    les étoiles, luire

    le noir, mourir

    du bleu, se nourrir

    du blanc, s'ouvrir.

     

    Vouloir guérir

    tout réécrire

    ne plus souffrir

    ne plus salir

    ne plus  subir

     

    Moi pas trahir

    tout réunir

    ne plus vomir

    w,x,y, zéphyr

     

     

  • CoreDuo

    Il est temps pour les coeurs

    de sortir de leur torpeur,

    de guérir leurs rancoeurs.

     

    Il est temps pour les coeurs

    de partir un quart d'heure,

    d'aller cueillir des fleurs.

     

    Il est temps pour son coeur

    et avant qu'il ne meurt,

    elle est tant de douceur,

    et elle est tant de peur.

     

    Il est temps pour son coeur

    et avant qu'elle ne meurt,

    il est tant de douceur,

    et il est tant de peur.

     

    Il est temps pour les coeurs

    de choisir la douceur,

    de ne plus avoir peur.

     

  • Soustraction

    Différence, indifférence,

    deux endroits, à l'endroit,

    et l'envers, pour se taire.

     

    Différence, interférence,

    deux endroits, et deux Soi

    et la mer, prendre l'air.

     

    Différence, irrévérence,

    des endroits, deux détroits,

    un travers, angulaire.

     

    Différence, transparence,

    nous avons toujours le choix,

    de l'amer se soustraire.

     

     

  • En quarantaine

    Tu n'es pas né en mai ou mars,

    Nous ne sommes pas tes parents,

    Tes frères ne sont pas tes frères.

     

    L'étoile n'était qu'une farce,

    tu as toujours quarante ans,

    tu n'as jamais eu d'hier.

     

    Tu es comme immortel

    au Royaume des mortels,

    en suspension

    entre deux bruits.

     

    Tu es comme intemporel

    au Royaume des temporels,

    indéfiniment

    immensément.

     

    Pourquoi chaque jour vivre sa vie,

    puisque tous, nous serons chéris.

    Le temps, l'ombre équilibrent le monde,

    tous, nous entrerons dans la ronde.

     

    Projeté dans le Royaume des Ombres,

    le jour même de ta venue au monde,

    tu vis au rythme de deux ondes

    et tu t'amuses avec les nombres.

     

    Tu es comme immortel

    au Royaume des mortels,

    en suspension

    entre deux fruits.

     

    Tu ne vis qu'une année sur deux,

    à temps plein, deux cent pour cent.

    A quarante ans, tu as vingt ans,

    et puis aussi, quatre vingt ans.

     

    Tu regardes le genre humain,

    avec gentillesse, ses faiblesses.

    Tu t'interroges,

    ta vie déroge.

     

    Tu seras toujours immortel

    au Royaume des humains mortels,

    en ballotage,

    entre deux âges.

     

     

  • J'ai, paix, est-ce ?

    Bonjour Monsieur TomTom chéri,

    C'est vraiment très aimable à vous,

    de vous réveiller pour moi chaque matin,

    une fois alimenté, de me parler,

    et me donner l'itinéraire conseillé.

     

    Oh vous avez bien parfois quelques ratés !

    Vous faites la tête, vous restez muet,

    et parfois même, vous ne bougez plus !

    Je vous crois mort, en désaccord,

    et puis, soudain, vous revivez !

     

    Monsieur TomTom, soyez gentil,

    pourrez-vous, quand viendra le soir,

    me raconter une jolie histoire ?

     

    Monsieur TomTom, je vous en prie,

    Pourrez-vous, quand viendra le matin,

    me chanter un joli refrain ?

     

    Monsieur TomTom, je vous adore,

    Vous êtes vraiment un ami en or .

     

  • Amour mou

    Mais où sont passés les bisous,

    les plus jolis et les plus doux ?

    Sont-ils repartis faire les fous ?

    Fallait pas y prendre goût.

     

    Je m'avançais à pas de loup

    sans intimité entre nous

    je les déposais sur ta joue

    tout doucement et sans à-coup.

     

    Mais où sont passés les bijoux,

    si précieux, sans valoir un sou ?

    M'écoutez-vous, m'entendez-vous ?

    Fallait pas me chercher des poux.

     

    Je n'aimais que le sucre roux,

    et pas du tout les petits-houx.

    Je n'aime ni les ruses de sioux,

    ni les crocs des gros matous !

    Fallait pas me mettre à bout.

     

     

  • Humourité ;)

    Ne rien devoir

    est un espoir

    qui ne sert à rien

     

    Ne rien devoir

    est un pourboire

    qui n'offre rien

     

    Ne rien devoir

    est un devoir ?

    Etes-vous humain ?

     

    Ne rien devoir,

    un isoloir,

    c'est plus certain.

     

    Ne rien devoir,

    Oh, désespoir !

    C'est le brouillard.

     

    Ne rien devoir,

    le coeur en peine ?

     

    Ne rien devoir,

    En cas de peine ?

     

    Ne rien devoir,

    Ne rien y voir ?

    Ne rien y croire ?

     

    Ne rien devoir,

    à toutes les hyènes.

    Et tout devoir,

    à ceux qu'on aime.

     

    Parce que "de" et "deux" font "mille".

     

  • Bisou, bizoo, bise où ?

    Mais où sont passés les bisous,

    les baisers et les cœurs mous ?

    Sont-ils partis faire les fous ?

    Ils étaient pourtant tellement doux.

     

    Le bisou est une chose réservée,

    aux plus jeunes et aux passionnés,

    pas question de batifoler,

    quand on est un être raisonné.

     

    Le bisou est une chose futile,

    qui n'est pas vraiment utile,

    il suffit de ne pas y penser,

    pour ne pas être contaminé.

     

    Le bisou est une chose précieuse,

    La plus jolie bonté du cœur,

    Le plus joli extrait de soi,

    La plus subtile partie de l'âme.

     

    Le bisou est un être particulier,

    exubérant dans l'intimité,

    très réservé en société,

    le bisou est un être civilisé !

     

    Le bisou voudrait s'échapper,

    il rêve d'une grande liberté,

    ni cloisonné, ni séquestré,

    le bisou peut être chaloupé,

    nul besoin de le canaliser.

     

    Le bisou est tout en pudeur,

    lorsqu'il s'offre avec le cœur,

    il a alors toute sa saveur,

    quand il peut choisir son heure.

     

    Le bisou est inaliénable,

    inaltérable, inoxydable,

    tant pis pour les imperméables.

     

     

  • Portance

    L'avion se pose

    Le ciel est rose

    Même la lumière

    A l'air très fière

    Puis tout de suite

    Une envie de fuite

     

    Trop de technique

    C'est la panique

    Douane sans sourire

    Valises sans cuir

    Cartes sim jetables

    ça sent la fable

     

    Bonjour Monsieur

    Comment ça va ?

    Quel joli jeu

    Vous êtes bien là

    Merci beaucoup

     

    Vous êtes là

    Vous êtes certain

    Dans un endroit

    Où l'incertain

    Est comme une loi

     

    Dans mon endroit

    Les gens sont là

    Comme il se doit

    Quand ils l'ont dit

    Ou l'ont promis

     

    Alors Monsieur

    Je le répète

    Un grand merci

    Je vous respecte

     

    Alors Monsieur

    Dites le moi

    Dois je moi aussi

    Dans cet endroit

    Etre incertaine

    Pour être sereine

     

     

     

  • Eurythmie

    Je peux écrire sur presque tout,

    Mais pas un mot en pensant à nous.

    Aucun moyen de faire le lien,

    Entre ton monde et le mien.

     

    Et pourtant nous ne faisions qu'un,

    Seul un regard pour se comprendre,

    Un geste infime pour s'apprendre,

    Et maintenant, nous sommes distincts.

     

    Oh je ne sais pas où tu es,

    Peut-être ici, peut-être là-haut,

    Sans doute, entre deux eaux,

    J'en ai toujours froid dans le dos.

     

    Je suis à la croisée de toi,

    Tu me fais signe et je me noie.

    Il faut pourtant que je te dise,

    Et ce ne sont pas des bêtises.

     

    Toi, là-haut, rarement tu es bien,

    Tu ne peux accepter d'être loin.

    Moi, parfois, je vais bien,

    Je pourrais ne penser à rien.

     

    Nous ne pourrons plus jamais,

    Entre nous, tracer un trait.

    Peut-être faudrait-il te résoudre,

    Ne plus chercher à en découdre.

     

    Et si tu acceptais d'être bien,

    Juste être là, veiller sur moi,

    M'envoyer de jolies images,

    Et aussi de jolis présages.

    C'est promis, je veillerai sur toi,

    Comme toujours, quand tu étais loin.

     

     

  • Rieuse

    Un petit bonhomme

    Une moitié d'homme

    La bouche en sourire

    Rouge à en mourir

    Ou en cul-de-poule

    Pour les jours de houle

    Où sont l'apostrophe

    Et les parenthèses

    Les points sans virgule

    Comble du ridicule

    Je vous le dis en off

    Ne vous en déplaise ;)

     

  • Hachuré, Hachurée

    Dans le coin du mur, je me cache.
    Dans le choix des mots, tu te fâches.
    Un sourire en coin, un cœur qui s'arrache.

    Prends bien soin des fleurs
    Pour ne pas qu'elles meurent
    P
    our qu'elles restent douces
    Et
    pleines de couleurs.

    Dans le coin du mur, tu te caches.
    D
    ans le choix des mots, je me fâche.
    P
    eu importe l'heure, quand on est des leurs.

    C'est une drôle de tâche,
    Les jours de relâche,
    Les plis du cœur, la peur.
    Dans le bruit du vent, je me lâche.

     

  • Bleu au coeur ...

    J'ai un bleu au coeur,

    Mes yeux sont bien bleus

    Mon âme est toute bleue,

    C'est étrange, ce bleu ?

    Le bleu de la douleur,

    Le bleu de la candeur,

    Le bleu des nuages,

    Et le bleu des sages.

    Le bleu des errances,

    Le bleu des souffrances,

    Et le bleu du ciel,

    Qui me donne des ailes.

    Rose 3 10%.png

  • En pétard !

    C'est l'histoire d'une petite souris qui se trouvait trop grosse,
    elle regardait le chat qui voulait la manger, et se trouvait plus grosse.

    C'est sûr, si le chat l'attrapait et croquait en elle, elle serait plus légère. Mais en même temps, elle en mourait sûrement !

    Elle décida de ne plus rien manger, jusqu'à ce qu'elle se trouve aussi maigre que le chat ou plus grosse du tout.

    Elle maigrit, maigrit, maigrit et quand elle se regarda dans le miroir, elle ne se vit plus, elle avait disparu ! Son corps était parti. Sa tête était bien là. Son âme regardait par le dessus.

    Alors, la petite souris décida de se remettre à manger, mais uniquement des mets colorés. Peu à peu, elle vit ses pieds réapparaître, bleutés, son coeur, orangé, ses mains, anisées.

    C'était comme un arc-en-ciel, une fête foraine,
    le bal du 14 juillet, un feu d'artifice.

    Petite Souris était Arc-en-ciel, elle était Fête foraine, elle était Bal du 14 juillet, quel joyeux tintamarre !

    Alors, Petite Souris sourit, d'un grand et beau sourire, avec ses fossettes, et avec ses yeux, le chat n'aimait ni les couleurs, ni le bruit ...